Printemps de Bourges : Un succès sans fin

Cette année Bordeaux Gazette s’infiltre à l’extérieur des frontières Bordelaise pour un festival dans le Berry. Ce dernier à la particularité de fêter chaque année le début du printemps regroupant musique et festivaliers.

Pour sa 41è édition, le printemps de Bourges s’est déroulé du 18 au 23 avril 2017. Cette année est très marquante. Elle est surement la plus réussie. Bercée sous le soleil et les couleurs du printemps, la musique prend place dans la capital du Berry. Cette dernière se met en éveil grâce aux concerts et à ses animations. Une programmation plus que fantastique avec des groupes stupéfiants : Deluxe, Soprano, Placebo, Renaud et bien d’autres. Cette édition surpasse un record de près de 80 000 festivaliers en six jours, payants et gratuits confondus, pour 200 concerts.
On ne l’attendait plus, Camille a fait son retour sur la scène. Depuis cinq ans, l’artiste n’avait pas mit le bout de son nez dehors. Elle ne vient cependant pas avec les mains vides, puisqu’il s’agissait de la mise à feu de son nouvelle album « Oui ». La chanteuse revient sous un drap de lin bleu auquel, elle donne tour à tour un rôle de burqa, de voile monial, de paravant et même de robe flamenco. Un retour phénoménal et marquant dans les esprits des spectateurs.
Le vendredi soir, sous le nom de « happy friday » marque complet. Plus de 6.000 festivaliers pour une soirée particulièrement mouvementée avec des groupes qui savent faire danser la France. Essentiellement sous le genre électro, les groupes ont su agiter leurs fans. Une ambiance énergique et dynamique avec une foule abondante consacrée spécialement à des jeunes et jeunes adultes. Un seul accroc. Un court-circuit sur un élément de câblage perturbe la fin du concert de Deluxe et annule l’apparition de Feder, tant attendu sur la scène du W par les festivaliers. Cependant, tout est rétabli pour le samedi pour la soirée « Rock’n’beat ».

Le festival ne perd pas de son ADN, qui consiste à faire émerger les artistes de demain. Comme chaque année la scène des Inouïs permet à une trentaine de jeunes artistes de se montrer et de se révéler auprès du public du festival. A l’issu de l’évènement, le Printemps de Bourges et Crédit Mutuel décerne un deux pris aux artistes et groupes « INOUÏS du Printemps de Bourges de Crédit Mutuel ». Cette année le prix du printemps est attribué à Eddy de Pretto. Il porte sur le monde et sur l’intime un regarde down et lyrique. Un univers qui pose dans la chanson française une liberté baroque et sans concession, à la Xavier Dolan. Le second prix, le prix du jury est octroyé à deux artistes : Cash Kidd et Lysistrata. Ash Kidd plonge dans l’interstice entre trillwave et rap mains-tream, entre crépuscule banlieusard et poésie de la langue française, entre grands modèles américains et liberté personnelle. Lysistrata regroupe Théo, Max et Ben. Ces trois hommes incarnent avec feu toutes les figures jouissives (voire sardoniques) du power trio : son brut, précipité, sauvage, hargneux, et riffs brutaux, abstraits, rudes, scintillants d’ombres fugitives et de grands cris juvéniles.
Néanmoins, dans ce contexte assez déconnecté, aucune pensée et illusion politique n’apparaît lors du festival. Aucun artiste ne fait allusion, sauf Renaud qui se fait huer et siffler par son public. Le chanteur portait un t’shirt avec marqué « Macron président ». Toutefois, en coulisse, beaucoup d’artistes se montraient inquiets des résultats du premier tour.

Ecrit par Marine Denis


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