Football

Métatarse

Comme le nez de Cléopâtre, s’il avait été moins long, si l’os du pied de Neimar avait été plus solide la face de la Coupe d’Europe aurait pu en être changée. Pendant que le brillant attaquant du Paris Saint-Germain après son opération, se dorait la pilule au soleil du Brésil en compagnie de sa fiancée tout en suivant le huitième de final retour du PSG, ses petits camarades se faisaient sortir par le grand Réal Madrid de Zidane. Année pire s’il en est car auparavant il se faisait sortir en quart avec leur vedette suédoise. On ne fait pas d’un amalgame de très bons, voire très grands joueurs une équipe si on ne sait pas insuffler une âme au groupe qui ne peut se reconnaître que dans son blason, dans son nom, dans son histoire et dans ses supporters. Le Real il appartient a ses "socios" comme du reste Barcelone en faisant un pied de nez au grand capital et se sont comme par hasard les deux clubs les plus influents du monde. À Barcelone, ils sont 150 000, à Madrid 80 000, à Bilbao 35 000 et à Osasuna 15 000 "socios". Tous ont en commun « une fierté d’être une partie du club » . Leurs joueurs ne sont jamais ces mercenaires du fric qui doit renter dans les caisses car on s’est endetté pour parfois le meilleur et le plus souvent pour le pire. Ils sont d’où qu’ils viennent les joueurs d’un club qui vise à rester fidèle à son image. En France seul Marseille offre l’image d’une ville entièrement supportrice de son club et c’est peut être pour cela que l’équipe a su aller au bout en Coupe d’Europe, malheureusement une seule fois car pour vaincre il faut avoir une âme alors que le Paris Saint Germain n’est jamais qu’une rustine sur un championnat français moribond de la gestion de ses clubs.

Ecrit par Bernard Lamarque


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