Les retables de l’église Saint Paul Saint François Xavier inaugurés



Publié le 2 février 2016 à 18:07

Culture

Depuis 2006 les retables du transept étaient placés sous étaiements avant une restauration nécessitant un démontage complet des ouvrages. Aujourd’hui restaurés et en place ils enrichissent la visite de cette très belle église, chef d’œuvre de l’Art Baroque située au centre de Bordeaux.


L’église Saint Paul Saint François Xavier est une église construite par les jésuites et dont la première pierre a été posée le 19 novembre 1663 par la Compagnie de Jésus déjà installée à Bordeaux depuis 1572 au prieuré Saint-James à proximité de l’Hôtel de Ville de cette époque situé à côté de l’église Saint-Eloi. Cette église a une histoire compliquée et semée d’embuches, avant de reprendre son rang d’église en 1802 et d’être restituée au culte en janvier 1842 avec pour patron principal Saint Paul après une campagne générale de restauration (1840/1841).Tout au long des XIXème et XXème siècle les restaurations vont se succéder. En 1992, les frères dominicains présents à Bordeaux depuis 1221 s’installent rue des Ayres, Saint Paul devient leur église et depuis cette époque les travaux de réhabilitation continuent, commencés avec le lustre monumental de Jean François Buisson installé à la croisée du transept et de la nef pour masquer l’absence de dôme et après la restauration des deux grands retables des chapelles Ouest et Est du transept, la prochaine étape sera la restauration de l’orgue. Sous l’impulsion des frères dominicains cette église a une activité soutenue aussi bien artistique et culturelle que cultuelle ainsi chaque jour à douze heures cinq précises une messe chantée attire la foule ou jeunes et moins jeunes se pressent.

Retable Ouest

Les retables des chapelles des bras du transept (croisillons) de l’église Saint Paul Saint François Xavier sont classés au titre des monuments historiques comme objets mobiliers depuis le 10 octobre 1906 et l’église après avoir été inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1992 est classée en septembre 1997. Des dégradations importantes comme des affaissements de la structure et basculements des colonnes liés à l’humidité de la chapelle Est et des attaques de termites sur la chapelle Ouest ont mis en péril ces œuvres. Le bois employé dans les deux retables est du noyer brun de Dordogne pour les pièces massives avec pour les sculptures un mélange de noyer et d’une autre essence qui serait vraisemblablement du tilleul. Au XIXème siècle les retables ont été recouvert de bitume de Judée qui a empâté l’ensemble des moulures et des sculptures qu’il a fallu restaurer et sous lesquelles on a retrouvé du vernis d’Ambre qui est un vernis dur et brillant utilisé actuellement encore en lutherie. Les pièces de bois ont été restituées à neuf ainsi que des dorures qui ont été mises au jour sur les rosettes de la sous face des entablements des deux retables une fois débarrassé du bitume de Judée.

Retable Est

C’est Fabien Robert adjoint au maire de Bordeaux chargé de la culture qui a présenté ces retables restaurés qui font partie des joyaux de cette église, restauration dont la facture s’élève à un peu plus d’un million d’euros. C’est en compagnie de Patrick Della Libera directeur du patrimoine monumental de Bordeaux et du frère dominicain Jean Clément et devant la presse que Fabien Robert a conté l’histoire de cette restauration car depuis 2006, les retables étaient placés sous étaiements et du fait même du nombre d’entreprises engagées pour le démontage, l’opération de restauration et le remontage des retables a été longue et compliquée. Tout n’ayant pu être traité localement car il faut des entreprises agréées, la restauration des boiseries s’est faite dans le Maine et Loire et la restauration des dorures dans le Gers, le tout sous la direction de l’architecte en chef des monuments historiques. C’est ainsi qu’on retrouve refait à neuf à l’Est (côté rue Ravez) le retable de la vierge avec sa statue restaurée et à l’Ouest (côté Sainte Catherine) le retable du Sacré Cœur avec son tableau restauré lui aussi. La règle de construction des Jésuites pour les églises est une implantation Nord Sud d’ou la situation Est et Ouest de ces rétables. L’Etat à participé à cette restauration pour plus de 30% via la DRAC et le Conseil Régional a mis la main à la poche pour un peu moins de 10%, le reste étant supporté par la ville mais il s’agit d’une richesse patrimoniale incorporée au parcours touristique UNESCO.


Bernard Lamarque


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