Noël

Le temps de Noël, un moment paradoxal...

Le temps de Noël est un moment paradoxal pour les habitants de l’hémisphère Nord : c’est le moment de l’année où la nature est mise en sommeil, où la lumière du jour fait le plus défaut.

Nos organismes agressés par les maladies saisonnières et nos psychismes fatigués auraient besoin, comme la nature, de faire retraite, de vivre un peu cachés pour se réparer et se mettre à l’abri, d’être dans une sorte de vacance. Et c’est pourtant un moment d’effervescence dans lequel la consommation bat son plein. Les fêtes, les excès et les veilles qui les accompagnent vont puiser dans nos dernières forces. Si le mot « vacance » signifie d’abord le vide, rien ne paraît plus éloigné de ce terme que les fins d’année.

Bien sûr, chacun y trouvera son compte : ceux des enfants qui auront la chance de recevoir des cadeaux, les commerçants, les restaurateurs jusqu’aux voyagistes qui emmèneront les amoureux du soleil loin de la froide Europe.

Pourtant, tout cela paraît un peu vain, parce que, finalement, ce n’est qu’une petite pause au milieu du tourbillon, il va falloir très vite reprendre la course folle les yeux fixés vers le soleil d’été à venir. Et retour. A quoi bon ?

L’essentiel n’est pourtant sans doute pas là : ni dans l’enthousiasme frelaté des fêtards, ni dans le regard désabusé du misanthrope qui ne sont que deux faces d’une même pièce. Nous nous ingénions à remplir le vide avec le bruit de nos divertissements, à ne pas écouter le silence, ni entrer dans la vacance qui pourraient nous enseigner que Noël peut être un moment propice au renouvellement. C’est du reste ce que l’étymologie du mot « solstice » nous dit : le soleil est comme à l’arrêt, il marque une pause de quelques jours avant de reprendre ses écarts vers l’Est ou l’Ouest. Comme la pause subtile qui suit une inspiration ou une expiration. Comme le silence qui précède la parole, la note de musique ou qui les suit. Un vide, ou un plein, mais dans tous les cas un silence. Le vide plein de promesses qui ouvre la journée ou celui qui la récapitule et la scelle. Un début, une fin. Une naissance, une mort. Athée, païen, croyant, il y a là un fond commun, qui fait que Noël pourrait être une occasion de célébrer dans une joie plus profonde que nos énervements habituels, le silence fécond et la lumière naissante ; parce qu’ainsi se fait la Vie, celle qui contient toute vie.

Joyeux Noël à tous !

Ecrit par Marc


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