Bordeaux

Juppé face à la colère des maires de Gironde

Union sacrée contre la Métropolisation qui menace le contrat républicain comme l’a souligné Jean-Luc Gleyze avec des mots forts devant 600 personnes dont une très grande majorité d’élus locaux et nationaux

C’est réuni dans le hall de l’immeuble Gironde que l’on a pu voir la concordance des points de vue entre majorité et opposition du Conseil Départementale sur la félonie de la Métropolisation ou de concert a été dénoncé la duplicité d’un président qui négocie en douce pendant l’été en ne tenant pas les engagements pris au Congrès des maires et un premier ministre qui voudrait passer en force. Aucun LRM pour venir défendre le point de vue de l’exécutif d’autant que ça n’existe pas au niveau local un LRM ou si peu ! Par contre les soutiens à cette lutte se sont manifestés en nombre avec la présence du Président du Conseil départemental de la Haute Garonne Georges Meric qui connait des problèmes analogues. Étaient également présents à la tribune : Gabriel Bellocq, représentant le Département des Landes, Cécile Labarthe, représentant le Département de la Dordogne, Mathieu Hazouard, représentant la Région Nouvelle Aquitaine, Philippe Buisson, représentant la Communauté d’agglomération du Libournais, Florence Lassarade, Nathalie Delattre, sénatrices de la Gironde et Pierre Ducout, vice-président de l’association des maires de Gironde.

Jean-Luc Gleyze pendant son intervention

Ecoutons Jean-Luc Gleyze : Dès son origine, à la Révolution française, alors que la monarchie touche à sa fin, un groupe de députés s’engage pour défendre l’autonomie locale face à la centralisation parisienne. Parce qu’une grande partie d’entre eux étaient originaires de notre région – Vergniaud, Guadet, Gensonné, Grangeneuve, Ducos, et d’autres – on les appellera les « Girondins » ! Si leurs noms ont été oubliés par l’histoire, leur cause reste plus que jamais d’actualité. Elle est une lutte permanente, qui requiert une exigence constante ... elle mérite que deux siècles plus tard nous nous réunissions encore pour la défendre. Parce qu’être girondin – aujourd’hui comme hier – c’est considérer que les problèmes du quotidien doivent être réglés au plus près des besoins ! Qui peut encore penser que les crèches – les écoles, collèges et lycées – les déplacements quotidiens – l’accompagnement des personnes âgées ou vivant avec un handicap – le soutien à la vie associative – que ces services du quotidien dont nous avons toutes et tous besoin, seraient mieux gérés depuis des bureaux à Paris ? Seuls des technocrates, des pseudo-experts qui ne connaissent des problèmes des gens que les rapports techniques et financiers qui atterrissent sur leurs bureaux !

De très nombreux élus de tout bord avec leur écharpe

Etre girondin ... c’est résister lorsqu’on cherche à nous opposer les uns aux autres : les villes contre les villages, les banlieues contre les campagnes, les métropoles contre le périurbain et le rural. Parce que nous sommes convaincus que chaque territoire a ses atouts, ses ressources propres et que c’est leur complémentarité qui fait la force de notre pays ! Et parce que nous sommes déterminés à garantir une égalité de traitement entre tous les Français, quels que soient leur origine sociale ou leur lieu d’habitation.
Etre girondin ... c’est résister lorsqu’on cherche à nous opposer les uns aux autres : les villes contre les villages, les banlieues contre les campagnes, les métropoles contre le périurbain et le rural. Parce que nous sommes convaincus que chaque territoire a ses atouts, ses ressources propres et que c’est leur complémentarité qui fait la force de notre pays ! Et parce que nous sommes déterminés à garantir une égalité de traitement entre tous les Français, quels que soient leur origine sociale ou leur lieu d’habitation.

Philippe Madrelle et Jean-Luc Gleyze lors de l’intervention d’Alain Anziani

Etre girondin ... c’est refuser que des pans entiers de notre pays se sentent délaissés, abandonnés par un pouvoir central qui, depuis Paris, se coupe des réalités. C’est défendre une action de proximité, portée par des citoyennes et des citoyens engagés au service des autres. Que ce soit dans le cadre de fonctions électives, d’un engagement militant ou associatif, ou tout simplement d’un acte citoyen ou bénévole. Tous ces gens qui donnent de leur temps et de leur énergie, et qui font vivre nos villes et nos villages.
Enfin être girondin ... c’est savoir dépasser les querelles politiques et nous réunir lorsqu’il s’agit de défendre l’essentiel : l’intérêt général et les services que nous rendons au quotidien à nos concitoyens. Et nous en faisons la démonstration aujourd’hui, en Gironde, dans cette terre de tempérance et de responsabilité politique ! Mais il est des combats qui méritent d’être menés. Il est des annonces qui nous font sortir de notre modération, Il est des moments où il faut laisser s’exprimer le Girondin farouche qui est en chacun de nous ! Aujourd’hui, c’est tout cela qui est menacé : la proximité dans la démocratie et l’action publique, l’équilibre entre le rural et l’urbain, la garantie de l’unité de nos territoires, facteurs d’équité entre nos concitoyens. Mais nous ne nous laisserons pas faire ! Un « Nouveau Monde » est en émergence. Et il ne viendra pas de Paris. Il sera le fruit de notre action sur les territoires

Philippe Madrelle s’apprête à lire le message de Gérard Larcher

De nombreux élus, locaux et nationaux, se sont exprimés. Ainsi se sont succédées les prise de parole de Georges Méric, président du Département de la Haute Garonne, de Chantal Gantch, vice-présidente de l’Association des Maires Ruraux de Gironde (AMRG), de Gérard César, président de l’Association des Maires de Gironde (AMG) à travers un message vidéo, d’Alain Anziani, vice-président de Bordeaux Métropole et Maire de Mérignac, de Jacques Breillat, conseiller départemental de la Gironde, président du groupe Gironde Avenir, de Christine Bost, première vice-présidente du Département de la Gironde, d’Alain Rousset, président de la Région Nouvelle Aquitaine, lui aussi à travers un message vidéo, d’Alain David, député de la Gironde, de Patrick Kanner, Sénateur du Nord, président du groupe Socialiste et Républicain du Sénat, et de Philippe Madrelle, Sénateur de la Gironde, salué très chaleureusement par une longue ovation qui portait la parole du Sénat et de son Président Gérard Larcher. Des représentants du milieu associatif et culturel ont également témoigné de l’importance des collectivités locales pour la vie de nos territoires : Jean-Claude Lacassagne, co-président de Drop de Béton, Olivia Lancelot, de la Compagnie de la Moisson, et David le Norcy, directeur de Synergie Avenir.

Ecrit par Bernard Lamarque


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