Bordeaux

Je rêve d’un rugby de passes

Raphaël Ibanez a voulu faire un point sur la saison écoulée et il a fait remarquer que l’Union n’a pas perdu son jeu chiffres à l’appui mais la faiblesse de l’Union ce sont ses récupérations dans les rucks.

Si la balle ne sort pas vite, il est difficile de lancer les attaques balle en mains et la tendance aujourd’hui c’est plutôt le jeu à une passe voire à zéro passe ce qui donne des matchs ou on "s’em....e" la preuve la plus criante étant la production des deux quarts de finale de la semaine passée et il n’y a guère eu que Toulouse en fin de seconde mi-temps pour retrouver le chemin du jeu avec l’apport de son banc. Il faut espérer un week-end un peu moins triste pour les demi-finales de Rennes, il y va de l’honneur du jeu. Cette faiblesse de l’Union dans la récupération au niveau des rucks a laissé à penser que l’ Union avait perdu son ADN qui avait fait sa réputation mais quand on manque de ballons difficile de s’exprimer dans le jeu. Si on regarde les chiffres comme le rappelle le manager général, l’Union a totalisé 4 victoires à l’extérieur et 2 nuls chiffres qu’elle n’avait jamais atteint avec un total de 6 points de plus que l’année précédente mais parallèlement tout le monde progresse. C’est la deuxième équipe à prendre le moins de cartons ce qui montre sa discipline et c’est aussi l’équipe qui provoque le plus de fautes chez l’adversaire. Il faut tenir compte du fait que l’ensemble du niveau monte, même si le championnat français ne produit plus guère de beau rugby comme peut en montrer le Super Rugby. Il a tenu à rappeler que le jeu au pied n’avait pas été l’option de la saison même si parfois le match a été tenu au pied comme face à Toulon au Nouveau Stade de Bordeaux montrant que même si on essaie de jouer les circonstances peuvent exiger le pied même si ce n’est pas "le pied". Néanmoins si l’UBB reste le premier public d’Europe encore cette année c’est que le spectacle est bon et le rugby joué agréable.

Matthew Clarkin, Laurent Marti et Heini Adams

Toutes les équipes courent après la qualification et Raphaël Ibanez considère que si avoir précisé que l’Union voulait se placer dans l’élite en atteignant le Top 6 était une erreur, il pratiquera dorénavant la langue de bois qui est le langage courant dans le milieu rugbystique et pas seulement dans ce milieu là. Même si pour un fois le chat noir a rendu service à l’Union en permettant de jouer la Champion’s Cup l’an prochain, cette septième place a été conservée de haute lutte car aussi bien Brive que La Rochelle ne sont pas "des perdreaux de l’année". La grande satisfaction reste ce match face à Brive avec la sortie triomphale des historiques Adams et Clarkin que le club se doit de remercier chaleureusement. Il a voulu souligner la performance globale du club qui a vu les Espoirs remporter le titre de champions de France et il pense qu’il y a là un réservoir intéressant et que la continuité est assurée d’une certaine manière. Les Crabos et les Cadets sont aussi arrivés en finale de leur championnat respectif, ce qui laisse augurer d’excellentes perspectives pour la suite. Avoir aussi 6 sélectionnés en équipe de France est plutôt flatteur, bien sur on peut toujours dire que les circonstances favorisent cette situation mais quand même ! On ne peut que souhaiter une réussite totale à cette phalange et surtout on souhaite que Julien Rey surement un des meilleurs centre de la saison s’impose à ce poste car enfin il a la considération qu’il mérite (NDLR).

Julien Rey face à Palis

C’est vrai qu’il s’en est fallu de peu que l’UBB entre dans le Top 6 et pour Raphaël Ibanez ce match perdu face à Clermont d’une manière un peu inexplicable a été le tournant de la saison mais quand on fait le compte les matchs perdus à la maison, ils l’ont été face à trois demi-finalistes. Mais ce match perdu face à Clermont a laissé des traces et il a déstabilisé le groupe avant que celui-ci ne se reprenne mais il lui a fallu un peu de temps. Pour la prochaine saison il va falloir retrouver un leader de vestiaire, ce qui ne sera pas forcément aisé mais il sait pouvoir s’appuyer sur un groupe de 7 à 8 joueurs pour relancer la machine et il attend de voir comment vont se comporter les nouvelles recrues avec Madigan car il ne pourra compter sur le retour de Simon Hickey, auteur d’une remarquable fin de saison qu’en septembre. Pour ce qui est du stage de Santander tous les joueurs veulent y participer, ce qui va permettre aux internationaux de bénéficier de deux semaines de repos supplémentaires. Le Top 14 aujourd’hui "c’est la course à l’armement" et c’est un peu le regret de Raphaël Ibanez qui préfère un rugby plus aéré offrant un meilleur spectacle pour les supporters. Maintenant que l’on connait les choix du manager général il y a fort à parier que l’Union la saison prochaine sera dans les mêmes dispositions d’esprit avec ses 6 internationaux qui sont quand même la marque de la reconnaissance du rugby français pour l’UBB.

Ecrit par Bernard Lamarque


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