Inquiétude

François Hollande a paru très circonspect sur l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis vu ce qu’il a écrit sur son compte. Encore des déclarations qui lui reviennent comme un coup de boomerang et le nouvel élu ne se gênera pas pour le lui faire remarquer à l’occasion en bon puncheur qu’il est. Il faut dire qu’en voulant imiter quelque part François Mitterrand avec "sa part de vérité", il n’a réussi qu’à écrire "Ma part d’âneries" : entre le foot et la justice, le bougre a fait fort, voire très fort en étant même contraint de présenter des excuses. Pas moins inquiet, Alain Juppé qui a un peu "fricoté" avec des représentants de l’Islam pas toujours très clairs et qui a entendu proclamer par le candidat devenu maintenant Président que la France est minée par le terrorisme. On l’a senti relativement inquiet sur le discours qu’il va pouvoir tenir avec la prudence qu’il sied à un ancien ministre des Affaires Etrangères pouvant devenir d’étranges affaires de propos car pour l’instant il reste le favori, mais attention ! On a trouvé un Nicolas Sarkozy totalement rasséréné par cette élection dans laquelle il voit une opportunité de justifier ses messages. Il n’a pas hésité à préciser après avoir félicité Donald Trump : "cette élection exprime le refus d’une pensée unique qui ne voit pas l’exigence des peuples quand à la maîtrise de l’immigration et au respect des frontières". Pour la pensée unique, il n’a pas forcément bonne mine lui qui a fait rentrer par la fenêtre ce que les français avaient fait sortir par la porte. Bien sur Gilbert Collard n’a pas manqué de faire remarquer qu’on assistait à la fin d’un monde et la promptitude de Marine à féliciter Trump avant qu’il n’ait franchi la barre des 280 grands électeurs en dit long sur les espoirs qu’elle fonde sur cet exemple. Il est évident que tous les sondages qui donnaient Hillary Clinton gagnante, à une poignée d’heures de la fermeture du scrutin, n’avaient pas pris en compte un vote caché. Ceci va compliquer la tâche des sondeurs sans oublier que le système américain permet d’haranguer les électeurs par des appels au vote jusqu’à l’ultime minute, ce que ne permet pas le système français. Alors pour les prochaines semaines et mois, attention, aux sondages !

Ecrit par Bernard Lamarque


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