Crédibilité

Il semble bien que la conférence de presse de clarification de François Fillon tenue sous la pression des événements, n’a pas apporté le soulagement espéré. En ramenant les sommes perçues à une valeur mensuelle, il a tenté de gommer le montant indécent de la somme totale perçue pour cet emploi qui semble assez peu éreintant, s’il n’a consisté qu’a aller s’asseoir au fond de la salle pour écouter ce qu’il se dit. Bien qu’intelligent, François Fillon n’a pas compris que ce que ses électeurs et les autres n’arrivent pas avaler, c’est la faute morale car on ne peut pas demander aux autres de mettre plusieurs crans supplémentaires à la ceinture quand on pioche largement dans la caisse même si c’est légal et si c’est du passé car ces pratiques sont vécues comme des abus et en terme de morale il n’y a pas de prescription. D’autre part mauvaise pioche de s’en prendre au parquet national financier car l’organisme créé après l’affaire Cahuzac jouit d’une excellente réputation. En contestant la procédure il cherche a semer le trouble sur la légalité de l’intervention et instiller le doute n’est jamais un mode de défense, tout au plus un moyen de retarder les échéances. Aux nouveautés qui sortent il affuble le nom de mensonges mais à travers sa dialectique il reconnait avoir payé Pénélope alors qu’au début il était peu enclin à le reconnaitre mais reste à trouver trace de ce qu’elle a fait. Aujourd’hui tout le monde attend la suite du Pénélopegate et personne ne s’intéresse vraiment à la campagne présidentielle à ce petit jeu de qui a tort, qui a raison, Fillon tient bon. Cette attitude même si elle est compréhensible est assez peu prudente car une mise en examen le quinze mars et il n’y a pas de candidat "Les républicains" ni au premier ni au second tour des présidentielles.

Ecrit par Bernard Lamarque


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