Entre utopie, irréalisme, boniments et mensonges, les promesses électorales irritent de plus en plus les Français …

Nos candidats aux élections ayant depuis longtemps compris que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, ils ne manquent jamais de nous conter de belles histoires dont la concrétisation une fois l’euphorie électorale passée se heurte très vite au principe de réalité.

Séduire …

Approximations, séduction, raccourcis, débrouillardise, mensonges et parfois cynisme deviennent très souvent indispensables afin de pouvoir raconter une belle histoire et de prédire des lendemains qui chantent. Difficile de parler de la vérité qui se cache derrière le « fameux » programme tant il faut plaire et pourquoi-pas enthousiasmer le plus grand nombre, tel est le prix à payer pour remporter « la victoire », mais quelle victoire ? Celle de l’élu, de son parti et de ses fans, ou celle des français ?

Très talentueux pour expliquer pourquoi il ne peut pas aujourd’hui mettre en œuvre les projets présentés hier comme indispensables, le plébiscité découvrant subitement et curieusement les contraintes du pouvoir raconte en général très bien, une histoire assez différente de celle qui lui a permis d’être élu. Une amnésie de circonstance lui est parfois d’un très grand secours, le temps de la séduction n’est pas éternel et se termine le plus souvent discrètement, peu après la sortie des urnes …

De la publicité médiocre …

Ajoutons à ce triste tableau les slogans faciles et autres gesticulations ridicules inventées à chaque élection par des communicants médiocrement inspirés. Nous ne sommes plus alors très loin de la promotion d’une lessive qui lave plus blanc ou encore du plus onctueux des fromages. Le peuple étant censé être bête, à quoi bon chercher plus loin !

Citation de Hannah Arendt
Hannah Arendt
“La véracité n’a jamais figuré au nombre des vertus politiques, et le mensonge a toujours été considéré comme un moyen parfaitement justifié dans les affaires politiques.”

Sauf qu’après avoir installé un « Giscard à la barre », avoir vénéré la « Force tranquille », avoir « mangé des pommes » tout en s’attaquant à la « fracture sociale », avoir tenté de « travailler plus pour gagner plus » puis avoir appris que « le changement c’est maintenant » et subi les inoubliables et désormais insupportables « moi président », le peuple Français semble ne plus guère apprécier ce genre de scénario.

En leur temps, des hommes politiques de tous bords n’entrant pas dans ce processus, soucieux d’être sincères et de dire la vérité, ne se présentant en aucun cas comme des sauveurs, ne sont pas ceux qui ont fait les plus prestigieuses carrières, Pierre Mendes-France ainsi que Raymond Barre, Jacques Chaban-Delmas, Michel Rocard et plusieurs autres en témoignent, ils n’ont pas séduit, pas enthousiasmé, ils ont parlé de la réalité et de l’affronter...

A priori lassés de discours auxquels ils n’accordent plus de crédit, piégés par des promesses irréalistes, il est difficile cependant de savoir comment les français réagiront lors des prochaines élections.

Le candidat qui a actuellement les faveurs des sondages ne semble pas être l’archétype du représentant de la politique spectacle, serait-ce un signe encourageant ?

Ecrit par Dominique Mirassou


Recherche

Nous suivre

Vous pouvez nous suivre sur les différents réseaux sociaux ci-dessous!


Newsletter!

Recevez directement le nouvelles actualités de Bordeaux Gazette.

Petites Annonces Bordeaux Gironde

Nous suivre sur Facebook

Agenda