Bordeaux

Découverte du Primerose BNP PARIBAS par une néophyte

Il fallait venir le samedi 7 jusqu’au dimanche 8 mai pour assister gratuitement aux qualifications du tournoi de tennis et voir ce que la banque BNP fait de l’argent de ses chers clients.

Après ces deux jours, il faut débourser 35 euros si vous n’avez pas la chance d’être un enfant de moins de 16 ans, un étudiant ou un chômeur. Mais il ne faut pas médire et ne pas oublier que les matchs peuvent être suivis à l’adresse en « live streaming vidéo » deux mots anglais suivi d’un mot latin, le sésame qui vous ouvre une petite fenêtre sur les courts de Primrose. Le spectacle vaut le détour, niché au cœur de Bordeaux parmi les belles maisons de Caudéran, l’espace est occupé par plusieurs courts de tennis disposés avec art et bon goût.
Deux tennismen s’affrontent ; Joao Souza natif du Brésil contre le français Grégoire Barrere sur le court « Patrice Dominguez ». La terre rouge a été lissée patiemment au râteau.

Sculptural, le brésilien se recentre en esquissant de légers pas de danse quand le français élastique se balance comme un jeune boxeur à l’affût. Les deux joueurs ne se quittent pas des yeux, la balle fuse avec violence déchirant l’espace pour s’écraser sur les raquettes tressées avec un son rond et sec, le pop caractéristique des courts de tennis.
Ce champ de bataille qui accueille ce duel où le sang ne sera pas versé est observé par un arbitre juché sur une chaise haute lui donnant ainsi un point de vue plongeant qui garantit la probité de son avis. De jeunes enfants rapides comme des elfes ramassent les balles égarées avec des regards admiratifs pour les dieux qui se combattent.

Une demi-foule avertie est dispersée sur les gradins et les têtes pivotent en cœur de droite à gauche et de gauche à droite en rythme comme une foule hypnotisée. Quelques-uns s’abritent sous des parapluies qui permettent tour à tour de les isoler du soleil ou des quelques gouttes de pluie qui se frayent un chemin pour venir se poser lourdement sur la terre battue. La lumière orageuse de ce début d’après-midi découpe les silhouettes avec netteté. La partie se dispute âprement celui qui l’emportera ne l’aura pas volé.
On entend parfois les clameurs du public du court d’à côté. Des spectateurs perchés au plus haut sur les gradins peuvent en se retournant suivre les deux matches simultanément.
A l’extérieur, un apprenti acrobate, escalade une échelle pour déposer les premiers scores et classements sur le tableau des résultats.
Les heures passent, enfin, les spectateurs fatigués, quittent les gradins, laissant les joueurs prêts à en découdre contre leurs prochains adversaires.


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