Bordeaux

Bryan Ley à la Galerie des Nouveaux Talents de l’Institut Bernard Magrez

Gagnant du Prix peinture 2017 du Grand Prix Bernard Magrez avec un acrylique sur tissu imprimé sur toile sans titre réalisé en 2016, le limougeaud Bryan Ley est présent jusqu’au 12 août à l’Institut Bernard Magrez.

Bryan Ley né au Pérou en 1988 est arrivé en France à l’âge d’un an et très jeune il s’est intéressé au dessin et à la peinture, il a confessé lors d’un interview "Je me suis mis à la peinture depuis mes 15-16 ans. Ça correspond avec la période du lycée où, il faut le reconnaître, j’étais plutôt un cancre". Ceci le conduisant très jeune vers une formation en Arts appliqués à Poitiers puis il a continué à faire ses classes à l’institut Van Der Kelen Logelain à Bruxelles jusqu’en 2011, ayant délaissé l’idée d’une formation académique traditionnelle pour se consacrer à sa passion. Il s’est tout de suite montré suffisamment talentueux pour se faire une personnalité reconnu avec l’utilisation de l’acrylique en peignant essentiellement en nuances de blanc, noir et gris. Il peint des figures humaines à l’échelle du corps, solitaires, suspendues dans le temps et qui semblent n’appartenir à aucun lieu.

Baigneuses, 2018. Acrylique et collage sur toile

Bryan Ley est un artiste dont les œuvres, toujours sobres représentent des existences pures au sens où les sujets se trouvent dans des espaces vide ou plutôt plein de rien et sans aucun affect. Les personnage, sont présents, simplement là. Un anonymat presque absolu, l’expressivité est absente de ses œuvres, les visages systématiquement fermés, des corps statiques presque pesants. L’intensité de l’oeuvre de Bryan Ley tient à la perte de repères qu’elle suscite chez le spectateurs, tantôt spatial, tantôt temporel. Pour parvenir à ces réalisations, l’artiste prend d’abord appui sur des photographies sortes d’esquisses de son travail. Inspiré par divers types de photographies, il compose l’image et structure sa création. C’est ensuite qu’il la transpose sur vla toile pour obtenir un effet de captation sur le vif des plus convaincant. Il replace ces silhouettes réalistes dans un nouvel environnement, celui du calme et de l’insondable.

Dormeuse, 2016. Acrylique sur tissu

On peut parler d’éloge de la contrainte concernant le trajet artistique de Bryan, contrainte de couleurs et de valeurs, contraintes de sujets, d’espaces, de temps, de géographies, de techniques qui permettent à l’artiste de se libérer et de magnifier l’essentiel. Interrogé sur son travail en noir et blanc Bryan Ley avait répondu "Il faut savoir que j’aime malgré tout la couleur ! Mais le noir et blanc pour moi accentue le côté irréel de mon travail. La peinture est une fiction et ce monochrome me rappelle énormément le monde du cinéma et de la photo d’antan. Cela peut paraître paradoxal mais je trouve le noir et blanc très riche. Le plus important dans le domaine de l’art est de rester ouvert, laisser place à l’interprétation et à l’imagination de chacun". Bryan Lay revendique une approche figurative mais sans narration avec des personnages suspendus, sans décors et il s’inscrit dans un courant de pensée qui revendique la forme et bien souvent la forme c’est le fond.

Ecrit par Bernard Lamarque


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