Benoit Hamon répond à change.org

Christophe Grébert a proposé une pétition s’intitulant : Pour que les bons comptes fassent les bons élus sur Change.org. Elle a recueilli déjà près de 150.000 signatures, après Emmanuel Macron et François Asselineau c’est maintenant Benoit Hamon mais il y a toujours de grands absents

Nous savons tous que notre République n’est qu’une coquille vide si ses responsables et ses représentants ne sont pas exemplaires. Cette exigence d’exemplarité, votre proposition la manifeste de manière éclatante, et je veux vous dire que je la prends particulièrement à cœur.
La défiance des citoyens envers le système démocratique est préoccupante et ne cesse de s’accentuer : 70% des Français considèrent que la démocratie française ne fonctionne pas bien. Ces dernières années, les affaires d’enrichissement personnel, de conflits d’intérêts, de fraude et d’optimisation fiscale ont contribué à fragiliser la confiance des Français envers l’ensemble de leurs représentants. Restaurer la confiance suppose une République exemplaire. Nous voulons aller plus loin dans la transparence de notre vie politique pour la mettre à l’abri des influences des intérêts financiers privés ou des puissances étrangères.
Je suis donc tout à fait favorable à un meilleur contrôle de l’utilisation des moyens mis à la disposition des élus de la République. C’est d’ailleurs une revendication qui a été formulée par le Conseil citoyen que j’ai installé à mes côtés pour la campagne présidentielle et que j’ai décidé d’inclure dans mon programme.

Le Conseil citoyen, composé de citoyens tirés au sort, avait pour mission de me faire des propositions. Ses membres ont décidé de renforcer le contrôle des dépenses dans le cadre de l’IRFM (l’indemnité représentative de frais de mandat), la principale enveloppe destinée aux députés, dont l’utilisation est encore trop opaque.
Les députés seront donc tenus de rendre public un récapitulatif des catégories de dépenses, contrôlé par les relevés bancaires. Seront également établis de nouveaux seuils de dépenses, un système de contrôle aléatoire et de nouvelles sanctions en cas de non-respect. Pour parer à une utilisation de l’IRFM à des fins électorales, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques sera également compétente pour un tel contrôle en période électorale. Une extension de telles règles à l’ensemble des élus de la République pourra également être discutée.
J’ai également proposé de mettre fin à la réserve parlementaire, outil archaïque encore trop souvent mis au service d’une forme de clientélisme républicain. La mise en place d’une République renouvelée suppose un contrôle implacable de l’utilisation de l’argent des contribuables.

Ecrit par Bernard Lamarque


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