Bordeaux

Alain Juppé traite la place Gambetta comme la foret des Landes

Pour un ancien ministre d’Etat de l’Ecologie certes de courte durée car fauché en plein vol par la perte de son mandat de député, cette décision de faire abattre ces 17 marroniers est fort peu glorieuse.

Bien sur Alain Juppé avait déclaré quelque part d’une certaine manière que ces marronniers ne valaient pas plus que quelques pins des Landes, oui mais voila des pins des Landes il n’y en a pas dans le centre de Bordeaux et on ne peut pas troquer des Magnoliopsida contre des Pinopsida. Sur cette place il n’y avait que des marronniers (Magnoliopsida) septuagénaires presque de l’âge de celui qui a décidé de leur sort, le décideur n’étant pas l’exécutant la sentence a été menée à bien au petit matin par un commando habillée de sombre, comme on suppliciait les condamnés à mort avant 1981 au petit matin, avant le point du jour et discrètement. Il n’y a pas eu de recours en grâce et cela a choqué bon nombre de bordelais et au delà qui n’étaient pas vraiment au courant mais qui aujourd’hui découvrent affligés ce paysage de désolation. Bien sur on crie a tue-tête que l’on va replanter des arbres mais s’ils sont comme les gringalets de la rue Elie Gintrac on en a pour un siècle avant qu’ils ne fournissent un peu d’ombre et qu’ils transforment un tant soit peu le gaz carbonique en oxygène, la planète sera "foutue" depuis un moment. Il faudrait à minima replanter des essences de trente ou quarante ans d’âge. On risque aussi de voir disparaître le petit cours d’eau au profit d’une fontaine soigneusement bétonnée avec des espaces minéralisés laissant la portion congrue aux espaces verts que l’on conduit ainsi vers la sortie.

Le collectif a affiché un "mur de la honte" selon son expression

Lors d’une veillée funèbre le collectif des Marronniers de Gambetta a remercié tous les présents et tous ceux qui avaient soutenu leur combat et a avoué son échec dans cette lutte du pot de terre contre le pot de fer regrettant de s’y être pris un peu tard et de n’avoir pas su porter cette affaire en justice. A Chatelaillon le maire a mordu la poussière sur ce type de différent et des platanes ont été sauvés c’est pourquoi il a été annoncé que dès ce soir du 23 novembre le collectif changeait de nom pour s’appeler AUX ARBRES CITOYENS dont l’objectif sera double d’une part protéger les arbres en milieu urbain et d’autre part faire progresser la législation contre les abattages intempestifs. Un mur de la honte a été affiché sur les protections isolants le site pour information aux passants. Lors de cette soirée Pierre Hurmic a aussi précisé qu’une bataille avait été perdue, mais pas la guerre et il a fait sienne la citation de Nelson Mandela : "Je gagne ou j’apprends" et il semblerait qu’il a beaucoup appris ce qui lui servira pour d’autres combats car l’écologie est au centre des préoccupations actuelles. L’écologie punitive comme pratiquée par Emmanuel Macron n’est pas la bonne solution. Nicolas Hulot a un peu mis les pieds dans le plat dans l’émission : Politique, en laissant clairement entendre que dans ce combat les riches doivent plus contribuer que les pauvres qui eux devraient être soutenus dans cette évolution.

Ecrit par Bernard Lamarque


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