Bordeaux

Vibrant hommage aux victimes du 13 novembre

C’est un Alain Juppé très ému qui a prononcé un bref discours avant la minute de silence en hommage aux victimes. La cour de la mairie était trop petite pour accueillir tout le monde et un très grand nombre de personnes sont restées à l’extérieur.

Un très grand recueillement a présidé à ce rassemblement qui a vu réunis des représentants de toutes les confessions et de tous les bords politiques. Alain Juppé a tenu à remercier tous les bordelaises et bordelais présents pour cet instant de recueillement et il a précisé " C’est un moment de recueillement, de compassion, nous pensons à tous ces morts nombreux, aux familles, à leurs proches marqués pour la vie. Nous pensons aux blessés dont beaucoup luttent pour la vie en ce moment même. Nous pensons à tous ceux qui ont été traumatisés en vivant ce cauchemar". Il a aussi précisé que tout serait fait pour assurer la sécurité des français et il s’est livré à une rapide péroraison en opposant Daesh et la France en citant notamment : "Daesh c’est la haine et la mort, la France c’est la paix". Il a ensuite invité la foule présente à partager cette minute de silence qui s’est déroulée dans le plus profond recueillement sur fond de sonneries de cloches. Après cet instant, spontanément, des élus ont entonné la Marseillaise bien vite reprise par l’assistance entière donnant ainsi une dimension extraordinaire à cet hommage qui s’est terminé par de très longs applaudissements comme pour saluer encore la mémoire de tous ces disparus.
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Après ce moment de recueillement on a senti comme une envie de ne pas se séparer c’est alors qu’Alain Juppé s’est avancé vers la foule pour échanger quelques mots avec des personnes présentes et serrer quelques mains car de nombreuses personnes avaient besoin de parler. Tarek Oubrou était absent lors de ce rassemblement retenu à Paris sur le plateau de BFM TV avec Jean-Jacques Bourdin et Gilles Kepel. Par contre l’Imam de Cenon Mahmoud Doua, présent, tenait un discours intéressant aux multiples journalistes qui l’interrogeaient car pour lui aucune ambiguïté "S’il y a un prêche qui perturbe l’ordre public, qui appelle à la violence, il est du devoir de l’Etat d’empêcher ces imams." Il a tenu aussi un discours fort intéressant en mettant le doigt sur l’inculture générale sur l’histoire des religions et il a bien fait remarquer que c’était à l’école de la République via ses enseignants et ses professeurs d’histoire d’enseigner la chose. L’attrait vers une religion est consubstantiel à la nature humaine et il faut savoir l’expliquer et bien comprendre que pour Daesh c’est un discours de haine qui se revêt de l’habit religieux mais ce ne sont que des assassins.

Ecrit par Bernard Lamarque


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