Un business plan pour l’Aquitaine



Publié le 6 novembre 2015 à 11:23

Politique

C’est au club de la presse à Bordeaux que Virginie Calmels a présenté son programme économique pour l’Aquitaine qu’elle a intitulé "Pour une grande région enfin au service des créateurs d’emploi".


Un propos sans vraiment d’attaques directes contre son adversaire socialiste sauf sur la qualité de sa mémoire en 18 ans de règne, mais tout est dit dans le titre avec "enfin" qui marque un changement de paradigme pour la gestion de la grande Aquitaine.
Les préalables
Elle s’est appuyée pour son exposé sur un concept d’intelligence économique évoquant deux préalables à savoir d’une part faire mieux avec moins et d’autre part investir dans les infrastructures. Pour la partie faire mieux avec moins se résume pour elle par, réduire le train de vie de la Région et à mettre fin aux gaspillages, ainsi que par "La réduction des dépenses publiques et l’amélioration de la qualité du service passent également par un meilleur management et la lutte contre l’absentéisme. Avec une moyenne de 34,5 jours d’absence par an et par agent, l’Aquitaine est la troisième région de France pour l’absentéisme, qui lui coûte 7,5 millions d’euros par an. La Grande Région, en luttant efficacement contre l’absentéisme, pourra économiser 57 404 jours de travail, soit 255 emplois."
Pour le second volet elle a précisé :"Je veux ensuite rappeler le préalable essentiel que constitue un véritable plan d’amélioration et de renouvellement des infrastructures numériques, routières, ferroviaires et aéroportuaires, pour lesquelles les Conseils régionaux sortants ont très peu investi. Rappelons ainsi simplement qu’en 2014, les embouteillages ont coûté en France plus de 17 milliards d’euros, répercutés directement sur la croissance, les bénéfices des entreprises et les salaires des travailleurs ! Alors que la loi NOTRe a donné à la Région la compétence économique et la responsabilité de la mobilité, la Région ne peut pas se laver les mains des infrastructures routières".

Libérer et soutenir l’économie
Là, deux leviers en premier lieu une simplification des aides aux entreprises et d’autre part un allègement des contraintes et difficultés administratives qui pèsent sur les entreprises. Elle en profite pour proposer : "Les contraintes liées aux aides doivent par ailleurs être considérablement allégées de manière à les ouvrir à tous les acteurs qui en auraient besoin. Une proposition audacieuse : l’administration devra remplir elle-même les formulaires qu’elle génère. Il est temps que les institutions prennent conscience de la redondance et de la lourdeur de certaines demandes, et du frein que celles-ci constituent pour la croissance". Tout en cherchant a aider au mieux les PME, les TPE et les artisans qui constituent l’essentiel de la richesse de la grande Aquitaine, elle ne néglige pas l’industrie en précisant "Tout en continuant à soutenir l’industrie – et j’y serai personnellement attachée – il est donc urgent d’élargir massivement l’assiette des aides et de les rééquilibrer vers les PME, les TPE, l’artisanat et le commerce, en dégageant de nouveaux crédits grâce aux économies faites sur le train de vie de la Région". Elle a conclu par ses mots "Le développement économique doit par ailleurs aller de pair avec une politique de la formation professionnelle et de l’apprentissage, au fondement non seulement de la lutte pour l’emploi, des jeunes et des moins jeunes, mais également du dynamisme de nos entreprises et de leur capacité à aborder sereinement l’avenir".

Deux visions du développement
A y regarder de près les préoccupations majeures des deux candidats vedettes à cette élection régionale sont très proches et les différences portent plus sur la méthode pour tenter d’obtenir des résultats similaires comme sur le numérique car ils défendent chacun d’eux l’avenir d’un territoire à la dimension d’un pays comme l’Autriche. Virginie Calmels aurait tendance à faire confiance aux territoires pour résoudre certains problèmes en liaison avec la région car là ou les gens ont des solutions, elle ne souhaite pas imposer les siennes. Il semblerait que le parcours de Virginie Calmels apporte et elle fait une analyse fine du caractère d’Alain Rousset en avançant :"il se rêve en chef d’entreprise" ceci dit sur un ton amusé sans connotations péjoratives. Virginie Calmels a très fortement insisté sur le fait que dans la gestion de la région il s’agissait de l’argent du contribuable et non ses propres deniers démontrant en cela qu’elle ne se positionnait pas en chef d’entreprise mais en bonne gestionnaire d’un argent qui ne lui appartient pas, que les citoyens lui confiaient et elle n’a pas cesser de répéter "c’est votre argent".


Bernard Lamarque


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