Session exceptionnelle au Conseil Régional

Cette session avait pour but de présenter ce qui demain sera la plus vaste région française telle que l’a décidé unilatéralement le pouvoir central. Après deux exposés sur l’Aquitaine et son histoire et l’Aquitaine et son économie, Olivier Bouba-Olga a scientifiquement taillé en pièces la notion de grande région telle qu’avancée par le gouvernement.

Cette séance plénière extraordinaire avait pour but de tenir informer et de faire le point sur la future Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et les enjeux de la fusion. Région sans état civil pour l’instant et que de manière humoristique certains journalistes avaient baptisé "Apoil" et que pour notre part avions baptisé "Aquipoichamousin". Alain Rousset avait invité deux brillants universitaires à faire le point d’une part sur l’économie avec Pierre Delfaud du Groupe de Recherche en Economie Théorique et Appliquée pour une analyse régionale et Olivier Bouba-Olga du Centre de Recherche sur l’intégration Economique et Finanacière (CRIEF), Professeur des Universités en Aménagement de l’Espace et Urbanisme à la Faculté de Sciences Economiques de l’Université de Poitiers ; Doyen de la Faculté de Sciences Economiques d’autre part pour une analyse comparative macrorégionale.

Auparavant Anne-Marie Cocula, historienne et conseillère régionale a dressé un historique de cette Aquitaine qui fut déjà très grande il y a plus de mille ans de cela. Après Pierre Delfaud c’est Olivier Bouba-Olga qui a démontré statistiques à l’appui avec la collaboration d’un chercheur Toulousain, Michel Grossetti que le "allant de soi de la taille" n’avait aucune valeur. Ceci démontrant sans que cela ait fait l’objet du débat que c’est un faux argument qui est à la genèse d’un texte de loi très contesté et qui pour Stéphane Delpeyrat-Vincent a un développement en zig-zag. En terme de comparaison macroéconomique l’Ile de France avec sa surproductivité apparente, n’a absolument rien à voir avec les autres régions qui sont globalement assez peu différentes. Il ressort d’après cette étude que les moteurs économiques de cette grande région Aquitaine seraient alors : le bois ; le papier,carton ; les autres industries extractives (carrières, sables) et la chaussure, le cuir.

Ensuite ont pris la parole Michel Difenbacher qui semble en phase avec cette modification territoriale, avis que ne partage pas Geneviève Darrieussecq ni même les écologistes qui considèrent que c’est sur l’histoire et la culture que doivent se définir les contours d’une région. Pour sa part Gérard Boulanger évoque une réforme sur des prétextes fallacieux et même les non-inscrits sont loin d’être d’accord mais en tout état de cause la loi est votée. Pour Alain Rousset il faut réussir cette nouvelle région en y associant toutes les forces vives et il a précisé " on n’y va pas à reculons ". Il a fait remarquer à la ministre présente lors de la conclusion des travaux que l’Aquitaine était la seule région qui associait le CESER (Conseil Economique, Social et Environnemental Régional). Du reste la ministre a entendu l’excellent discours de Luc Paboeuf qui a dans son propos cité Bernard Maris(†) comme économiste de référence et Marylise Lebranchu a reconnu que : si on touche aux régions sans toucher aux services de l’état, la réforme aura échoué .

Ecrit par Bernard Lamarque


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