Partis politiques : les militants désertent !!!

Si accepter de recevoir et d’écouter les critiques s’avère dans la vie, souvent très bénéfique, nos partis politiques de plus en plus aveugles et sourds, ne pratiquent pas très assidument cette saine remise en question. Assez peu soucieux des remarques des Français, ils tracent leur chemin et souvent leurs carrières au mépris de l’opinion et ne semblent guère s’inquiéter des conséquences néfastes de leur autisme sur la pertinence de notre démocratie.

Les militants fuient …. Les jeunes aussi …

S’il ne s’agit pas de critiquer les militants et les élus de base qui le plus souvent se donnent sans compter, ni de s’adonner au « tous pourris » aussi stérile et exagéré qu’inexact, force est de constater que quels que soient les bords politiques, les effectifs s’amenuisent, et qu’à l’échelle de la nation, le poids des partis, certes historiquement jamais très important dans notre pays, est actuellement au plus bas. On peut en effet estimer le nombre d’encartés aux alentours de 0,6% de la population, même si aucun chiffre précis n’est fourni par les partis, tant le flou semble être la règle dans ce domaine.

Avec une moyenne de 61% d’abstentionnistes chez les 18-24 ans, lors des dernières municipales, les jeunes ne font qu’amplifier les tendances à l’augmentation de l’abstention que l’on constate dans l’ensemble de la population. De quoi se demander quelle conception du civisme va se développer dans les années à venir ? Nul ne sait d’ailleurs s’il faut être inquiet ou pas, tant la situation actuelle de dégradation civique est sans précèdent dans notre démocratie.

Intéressés et souvent bien informés mais néanmoins abstentionnistes, les jeunes semblent soit estimer que l’offre politique n’est pas à la hauteur de leurs attentes et que les imperfections de la vie démocratique sont fort décevantes, ou bien encore que l’abstention est l’un des meilleurs moyens de s’attaquer au système. Quelles que soient les explications des uns et des autres, la situation devient très inquiétante par rapport au bon fonctionnement de notre démocratie et à la crédibilité de notre système électoral.

Nicolas Sarkozy et François HollandeLes grandes messes politiques

Dans ces circonstances peu encourageantes, lors des réunions pas mal de chaises restent vides, les grandes messes politiques n’attirent plus la grande foule et ne convainquent plus grand monde, si ce n’est quelques milliers d’ultras plus ou moins bruyants qui ne suffisent pas, loin de là, à rendre très crédible la représentativité de nos principaux partis à l’échelon national.

Avec, par exemple, plus de soixante interventions à la tribune lors du congrès fondateur des Républicains, les fameuses motions socialistes, les combats de chefs et autres déclarations tonitruantes des uns et des autres, les ralliements et combinaisons en tous genres, les déclarations spectaculaires dans la presse, la violence de certains propos, la confusion, la consternation et le désintérêt des français atteignent des sommets et il est évident que de tels « spectacles » ne risquent pas de redorer le blason de la politique.

Tels des généraux à la tête de troupes qui désertent un peu plus chaque jour, notre Président et son prédécesseur plébiscités par les français, respectivement à 78 et 72% pour qu’ils ne se représentent pas à l’élection présidentielle de 2017, semblent malgré tout bien décidés à persister afin d’inverser la tendance.

Ils n’ont certainement pas tort d’y croire et nous de désespérer de l’état peu brillant de notre démocratie. Dans un tel contexte, le désintérêt des français pour les partis politiques et pour la politique en général ne manque pas d’avenir…. Qui donc s’en soucie ?

Ecrit par Dominique Mirassou


Recherche

Nous suivre

Vous pouvez nous suivre sur les différents réseaux sociaux ci-dessous!


Newsletter!

Recevez directement le nouvelles actualités de Bordeaux Gazette.

Petites Annonces Bordeaux Gironde

Nous suivre sur Facebook

Agenda