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Les opposants à la ferme dite des 1000 vaches manifestent à Bordeaux



Publié le 9 janvier 2014 à 12:20

Eco-Actu

C’est devant la préfecture qu’une grosse poignée de manifestants se sont réunis comme un peu partout dans toute la France pour manifester leur opposition à cette ferme dite des 1000 vaches. C’est une opposition frontale à l’agriculture intensive car le projet de départ est de 500 vaches mais pour être porté à 1 000 à terme.


Les vaches en batterie comme les poulets c’est ce qui risque d’arriver à ces animaux si le projet de la Somme est mené a bien. Il semble bien que la crise de la vache folle n’a pas suffit et il y quelqu’un pour "remettre le couvert" car même si c’est une ferme laitière dont il est question quand les vaches ne seront plus en production ces vaches iront faire un tour vers la boucherie et on risque d’aller vers quelques soucis suite à leur mode d’alimentation. Pour nourrir 500 d’abord puis 1 000 vaches par la suite il faudra faire appel aux farines animales car elles ne seront surement pas en stabulation libre et l’hiver il faudra des tonnes de fourrage donc emploi encore de produits dérivés et la promiscuité va être telle que pour protéger le cheptel on sera surement obliger de le bourrer d’antibiotiques, la qualité du lait va s’en ressentir. Une association s’est constitué pour lutter contre ce projet et il est intéressant voire très intéressant d’écouter ce qu’elle dit : La "SCEA Côte de la Justice" de M. Ramery (entrepreneur de BTP du Nord-Pas-de-Calais) envisage d’implanter une étable de 1000 vaches laitières et 750 veaux, et un méthaniseur, sur les terres de Drucat-le-Plessiel et de Buigny-Saint- Maclou, dans les Communautés de Communes d’Abbeville et de Nouvion. Un projet hors normes, jamais vu en France ! ; Encore plus fort c’est ce qu’ajoute l’association NOVISSEN : "La santé est en danger. Même si, cyniquement, les rejets du méthaniseur sont déclarés « acceptables en termes toxiques et cancérigènes », il y aura dans cette concentration animale, épidémies, abattages en masse, mutation incontrôlable de virus, utilisation d’antibiotiques augmentant l’ « antibio-résistance ». Ces bêtes, emprisonnées à l’année dans des conditions de vie contraires à leurs besoins physiologiques naturels, au régime alimentaire modifié pour produire au maximum, donneront un lait industriel, puis une viande de réforme, de piètre qualité. Pour les nourrir artificiellement, au lieu des pâtures favorables à leur bien-être et au bon équilibre général, il faudra des aliments importés (sans parler des OGM) ou poussant chez nous avec engrais chimiques et pesticides. Le méthaniseur, prétendument agricole malgré sa taille, sera exempté des normes de sécurité industrielle : tant pis pour les accidents ! Il recevra des entrants multiples, récoltés dans un rayon de 110 km. Il faudra 2700 hectares pour épandre les 40 000 tonnes annuelles de boues résiduelles. Vingt-quatre communes sont déjà concernées. Les épandre, c’est risquer un air vicié, une terre polluée rendant les cultures impropres à la consommation, des infiltrations dans les nappes phréatiques. En Baie de Somme, on peut craindre des algues vertes, comme en Bretagne. Les véhicules lents, lourds, boueux dans la circulation déjà dense, multiplieront les risques d’accidents. Les riverains supporteront le va-et-vient, et payeront pour la réfection des chaussées dégradées. Certains épandages étant à 40 km, le bilan carbone (absent du projet !) est certainement défavorable. Cette étable industrielle va accélérer la disparition des exploitations actuelles. M. Ramery, en rachetant beaucoup de terres, empêche les jeunes agriculteurs de s’installer. Et on nous fait miroiter la création d’à peine une dizaine d’emplois ! Et que penser de l’impact sur le tourisme en ce lieu proche d’une des plus belles baies du monde ? Ce projet s’inscrit dans une course effrénée à la productivité intensive, à des fins purement financières, au profit du seul promoteur. Et c’est avec des subventions publiques que M. Ramery (soutenu par des amis influents) prétend s’installer, alors que la population le refuse !" Pour couronner le tout une enquête de Libération tend à prouver que le prometteur n’est pas un modèle d’angélisme. Petit détail mais le préfet de région qui a autorisé ce projet s’appelle Michel Delpuech et il officie aujourd’hui comme Préfet d’Aquitaine.


Bernard Lamarque


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