Paris

Jeux

Paris est donc décidé à tenter pour la troisième fois sa chance pour obtenir les jeux olympiques après un premier mouvement de recul d’Anne Hidalgo. Est ce bien raisonnable avec une dette colossale alors qu’on court après l’argent qu’on étrangle les collectivités locales et que certains trouvent que les pauvres gagnent encore trop. "Panem et circenses" semble bien être toujours d’actualité plus de deux milles ans après César. L’histoire de l’Olympisme est émaillée d’une succession de catastrophes financières comme Montréal qui quarante ans après paie la note des Jeux de 1976 ou comme Athènes qui doit l’essentiel de ses difficultés actuelles au jeux de 2004. La plupart des installations d’Athènes construites pour la circonstance ne servent à rien aujourd’hui et seul le métro réalisé pour ces jeux a apporté quelque chose. L’expérience montre toujours que l’investissement est systématiquement quatre fois supérieur au budget initial, le dernier exemple étant Londres où le prévisionnel était de 4,5 millions de dollars alors que le réalisé a été de 20 millions de dollars. S’il y a encore des candidats pour les jeux olympiques d’été et en l’occurence à minima trois candidatures européennes avec Rome et Hambourg pour 2024, sans parler des autres continents, par contre il semble bien que les jeux d’hiver n’intéressent plus grand monde, surtout après l’expérience de Sotchi d’un type très particulier.
A côté quand même de ces exemples peu encourageants, il existe quelques réalités plus souriantes comme avec Barcelone qui a vu son taux de fréquentation touristique passer de 2% à 12% après les Jeux de 1992. On cite volontiers aussi les derniers jeux de Londres qui auraient rapporté 13 milliards d’euros ceci restant à démontrer chiffres à l’appui. Mais au delà de ces querelles, est-ce que Paris a vraiment besoin des jeux pour aller de l’avant et est-ce que les jeux résoudront les problèmes de pollution, de transport et de logement des parisiens, on peut raisonnablement en douter. Néanmoins tout cela n’a pas empéché François Hollande de rendre une petite visite au CIO, or ce n’est pas ce dernier qui épongera la dette s’il y en a une à éponger, car on fera alors appel comme toujours aux contribuables.

Ecrit par Bernard Lamarque


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