Jean-Luc Gleyse visite et s’informe à Bacalan



Publié le 29 août 2015 à 18:47

Politique

Après avoir visité un canton littoral, Jean-Luc Gleyze est venu visiter un canton urbain en pleine mutation qui va voir sa population exploser. Conscient de son rôle et de ses responsabilités, il tient à évaluer le poids budgétaire des effets d’une telle mutation dans le cadre des compétences de l’assemblée départementale.


Aujourd’hui le canton de Bordeaux IV, c’est un petit peu plus de 50.000 habitants et pour cette visite Jean-Luc Gleyze était accompagné des représentants du département sur le quartier que sont Philippe Dorthe et Corinne Guillemot qui lui ont fait découvrir la réalité de ce canton hétéroclite comprenant les quartiers du Jardin Public et des Chartrons, mais également Bacalan et Bordeaux-Lac. Il s’est appesanti sur Bacalan et Bordeaux-Lac avec Ginko qui sont sous les feux de l’actualité avec le maintient d’une activité industrielle sur les Bassin à Flots et le nouveau quartier Ginko avec les très nombreuses malfaçons que présentent des bâtiments construits à la hâte et où l’Association amicale de Défense des résidents de l’éco-quartier Ginko représentée par Antoine Gimenez, président gagne de nombreux procès face aux promoteurs qui n’en n’ont pas fait un quartier prometteur sauf à donner satisfaction aux très nombreuses doléances qui se font jour un peu plus chaque matin. L’habitat a été particulièrement densifié sur Bacalan sans créer des espaces de vie qui pourraient permettre à la population de se retrouver autorisant ainsi la création d’une identité. On connait les erreurs des années soixante dans ce domaine et des erreurs des années deux milles pourrait obscurcir l’avenir de ce quartier. Comme le soulignait Jean-Luc Gleyze on a mis en avant à une époque l’effet dalle dans les années quatre-vingt, comme a Mériadeck et on a vu qu’il y avait loin de la théorie à la pratique comme les tours et les barres de ces mêmes années soixante qui ont entraîné la ghettoïsation de certains quartiers. Sur Bacalan des îlots sont d’une densité qui peut paraître effrayante et si dans le neuf certaines réalisations sont très esthétique, qui sait comment tout cela va vieillir avec certaines portions qui ne voient jamais le soleil.

Antoine Gimenez, Corinne Guillemot, Jean-Luc Gleyze, Christophe Masson, directeur du port et Philippe Dorthe
Luiz Coehlo, Corinne Guillemot, Jean-Luc Gleyze, Philippe Dorthe et Antoine Gimenez
Philippe Dorthe
Forme de radoub

Pour l’instant une partie de la rue des Etrangers ressemble plus à un coupe-gorge qu’à une pimpante rue d’un quartier ouvert et moderne. Le devenir de cet habitat inquiète un peu le président du département car s’il sait gérer l’évolution de l’habitat social, il ne sait pas gérer le devenir de l’habitat collectif privé. La culture de l’habitat en France n’est pas hispanisante car le rêve du français moyen c’est plutôt le pavillon individuel. Il faut dire qu’au départ le projet Bacalan était une ZAC et qu’au gré du temps le projet s’est transformé en PAE qui a laissé plus de liberté aux promoteurs et à leurs appétits. Cette concentration a un coût en déploiement des solidarités et d’équipements collectifs pour satisfaire les nouveaux habitants mais les finances de la ville sont impactées au même titre que les finances du département. Le président du département regrette un peu que ce dernier n’ait pas été associé au développement du quartier mais ce n’est pas le cas d’Euratlantique dans lequel le département est associé, permettant de jeter un regard prospectif sur le développement. Jean-Luc Gleyze partage le point de vue que Bordeaux doit se développer en tant que capitale européenne, mais en gestionnaire soucieux des équilibres territoriaux il veut connaitre les projets et les réalisations de la Métropole dans un but de concertation et de prévisions de dépense pour la collectivité qu’il dirige et pour lui il faut prévoir car gouverner c’est prévoir. Qui dit apport de population dit aussi emploi et si les services se développeront il est difficile de prévoir ce qui va se passer pour certains commerces à une distance aussi faible de deux grandes surfaces dont une immense que sont Auchan et Leclerc, sans compter sur les moyennes et petites surfaces type LIDL ou Aldi. L’emploi industriel "soft" peut être maintenue sur cette zone avec la richesse que représente les formes de radoub qui vont être remise en état comme le souligne Luiz Coelho gérant de l’entreprise ARMI. Ce problème a fait l’objet d’une sévère controverse qui est en passe de déboucher sur une issue positive.


Bernard Lamarque


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