Bordeaux

Il était une fois... Steinway & Sons

En effet, c’est à l’occasion d’une véritable "Success Story" que nous avons été conviés à l’Institut Bernard Magrez fin janvier dernier.

Qui peut ignorer chez les mélomanes de tout poil, amateurs de classique, de jazz ou de variétés, que les pianos Steinway sont les pourvoyeurs des plus éminents pianistes "in the world" ? Et ça ne date pas d’hier. Certes, il y a des concurrents non négligeables si l’on songe au Japonais Yamaha, à l’Allemand Bechstein, l’Autrichien Bosendorfer (géré de nos jours par Yamaha). Ces instruments de grande classe ont leurs adeptes et sont, eux aussi, joués par de grands artistes. Toutefois, il faut bien le constater, Steinway "truste" une forte majorité d’interprètes.
Piano droit Steinway
A mon grand regret les marques Erard, Pleyel, Gaveau qui tenaient le haut du pavé au XIXème siècle et au début du XXème, ont, sinon disparu de la circulation, du moins ont été reléguées dans le souvenir glorieux de leur brillant passé. Le piano Européen aurait-il perdu la partie face à l’américain Steinway et au japonais Yamaha ? A première vue on pourrait le penser. Mais Bosendorfer, célèbre instrument européen s’il en est le reste, bien que géré par Yamaha. Bechstein l’allemand continue une très honorable carrière.

Quant à Steinway... Once upon a time comme disent les Américains.
L’histoire nous fut racontée par deux personnalités représentant Steinway France, Mr Gérard Fauvin du domaine Musical de Pétignac, concessionnaire de la marque pour l’Aquitaine et Mr Dominique Cornu, directeur commercial de la maison Hanlet, société parisienne principal concessionnaire Steinway pour la France. Sous forme d’un dialogue humoristique entre deux associés et néanmoins concurrents, voici ce qu’ils nous ont appris.
Dominique Cornu et Gérard Fauvin
En 1797 naissait à Langelsheim (Allemagne) Heinich Steinweg. Orphelin de père à 15 ans, sans formation musicale, il entre en apprentissage chez un facteur d’orgues... Il finit même par prendre des leçons d’orgue en vue d’exercer son futur talent dans une église. En 1818 il fabrique un premier instrument. C’est une cithare ! Il s’intéresse enfin au piano après un essai au cours duquel il en construit un dans sa cuisine (!) En 1825 un événement car il se marie et fonde avec Juliane ce qui deviendra, grâce aux sept enfants de cette union, la famille que nous connaissons mondialement, Steinway & Sons. En 1835 sort à Brunswick son premier piano commercialement exploitable, suivi de bien d’autres jusque dans les années en 1848-1850 où les turbulences révolutionnaires européennes mettent l’entreprise Steinweg en péril, tant et si bien qu’en 1853 Heinrich émigre aux Etats-Unis avec quatre de ses enfants. Il s’installe à New-York, à Manhattan, prend la nationalité américaine, devient Henri E. Steinway et commence alors l’épopée qui se poursuit de nos jours. Usine à New-York, puis à Hambourg, la première dédiée à la diffusion américaine Nord et Sud, la seconde à la diustribution européenne ce qui confère à Steinway une double appartenance, celle du nouveau monde et celle, originelle, de la vieille Europe. Aujourd’hui Steinway rayonne partout dans le monde avec usines, distributeurs exclusifs, Steinway Centers, ateliers de restauration historique pour les anciens modèles, etc... C’est sans conteste, le premier facteur de pianos joués par le plus grand nombre de solistes de renom comme Martha Argerich, Lang Lang, Hélène Grimaud, Boris Berezoski, Yuya Wang... j’en passe et des meilleurs.
Le petit jeu de Gérard Fauvin et Dominique Cornu
Bataille de pianos
Messieurs Fauvin et Cornu nous avaient mijoté une astucieuse surprise ! A chaque bout du pavillon La Boëtie transformé en auditorium, installés sur un podium et dissimulés par un rideau, deux pianos, vraisemblablement des Steinways (!) étaient chargés de nous démontrer l’excellence de la marque quel que soit les modèles. L’un était joué par Hervé N’Kaoual dans le styule classique (Beethoven, Chopin, Grieg), l’autre par Françis Fontes dans le style jazz et improvisation. Deux pianiste de très haut niveau. Dans l’assistance nombreuse, chacun y allait de ses suppositions quant aux modèles cachés derrière les rideaux, leurs sonorités respectivves... Résultats des courses :non ce n’était pas le Stenway de concert de l’auditorium de Bordeaux, testé et choisi par notre Bertrand Chamayou national pas d’avantage le quart de queue de l’Institut, mais des Stenway sûrement. Quid alors ?
D’un côté un très joli "crapaud blanc" très bien servi par Hervé N’Kaoua, de l’autre un piano droit fort bien mis en valeur par Francis Fontes, évidemment les deux instruments... étaient des Steinway !
Hervé N'Kaoua
Francis Fontes
Voici ce que nous avons appris, à l’Institut Bernard Magrez dans le cadre des "Nuits du Savoir" proposées régulièrement au Château Labottière. Oui, l’histoire de "Steinway & Sons" est un peu le conte de fées du piano concertiste que mirent à l’honneur les Beethoven, Schubert, Schumann, Chopin, Litz et tant d’autres.

Ecrit par Sarastro


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