5 questions à... Hara Kiwi



Publié le 5 septembre 2016 à 12:55

Actualité

Si vous cherchez la présentation d’Hara Kiwi sur leur chaîne YouTube, un paragraphe vous attend : « Dans un monde où l’on peut allumer son four, commander à manger et dire bonne nuit à ses enfants depuis ses toilettes, six hommes décident de regarder la vie dans le blanc des yeux et de lui dire : “Hey.” ». Une description qui représente étonnamment bien le ton humoristique et absurde qui émane des vidéos d’Hara Kiwi, nom derrière lequel se cachent Bernard, Boris, Cédric, Mickael, Pierre et Sébastien.


Est-ce que vous pouvez nous expliquer le concept d’Hara Kiwi et ce qui vous a amené à créer la chaîne ?
Boris : Hara Kiwi est donc une chaîne sur Youtube, on sort des vidéos un mercredi sur deux à 18h. Le style est humoristique, un peu dans la veine de Golden Moustache, du Studio Bagel, de Suricate… On est basés sur Bordeaux et cela fait à peu près un an que l’on existe.
Sébastien : A la base, tous les six, on n’est pas une bande de potes : on s’est rencontrés en faisant des vidéos chacun de son côté, grâce notamment à une association sur Bordeaux qui s’appelle Kino Session. On est donc devenus potes à travers l’audiovisuel et ensuite on a eu envie de donner un nouvel élan à notre créativité, de rencontrer un nouveau public, d’avoir de nouveaux retours, et surtout de pouvoir écrire les histoires que l’on veut.

Hara Kiwi, c’est un projet qui vous prend du temps au quotidien ?
Bernard : La chaîne nous prend en effet pas mal de temps, de soirées et de week-ends. Après, il faut savoir que les tâches sont réparties différemment en fonction de notre rôle dans l’équipe.
Pierre : Pour l’instant, on a une espèce de planning rituel : quand on a écrit notre sketch, on sait que dans deux semaines il doit être sorti. On finit de l’écrire, on le prépare, on le tourne la première semaine, ensuite le week-end il passe au montage. Boris s’occupe alors des effets spéciaux et des musiques, deux ou trois jours avant la sortie de la vidéo.
Mickael : Tout dépend aussi de nos vies à côté [en dehors d’Hara Kiwi, ils occupent des postes variés : freelance dans l’audiovisuel ou les effets spéciaux, animateur, surveillant, manutentionnaire, technicien du son… ndlr]. Par exemple, quand Seb part en tournage pour son boulot, ça décale des trucs. Personnellement, je travaille toute la semaine, donc je ne peux pas être disponible en journée. Pour l’instant, nous en sommes à notre première saison : tout ça va se structurer au fur et à mesure.

Quelles sont les difficultés principales que vous rencontrez ?
Boris : Je pense que notre problème principal est le fait de ne pas avoir d’argent. Tout ce qu’on réalise sort de notre poche : costumes, accessoires, régie, lumières… Ce qui fait qu’on écrit parfois des choses qu’on ne peut pas forcément réaliser.
Sébastien : C’est clairement notre but de pouvoir gagner de l’argent grâce aux vidéos, tout simplement pour pouvoir financer nos tournages, payer les techniciens qui travaillent souvent avec nous, avoir du matériel supplémentaire… Nous aimerions pouvoir rémunérer les membres de l’équipe technique et les comédiens. Évidemment, nous payer aussi, mais cela viendra bien après.
Mickael : A ce niveau là, une de nos plus grosses limites est notamment de trouver les décors que l’on veut, avoir l’autorisation d’y tourner…
Boris : Comme on le disait plus tôt, il y a aussi le fait de ne pas être investis cent pour cent temporellement : chacun ayant sa vie à côté, ça peut parfois devenir compliqué.
Sébastien : Mon souci à moi, c’est de ne pas être plus disponible pour Hara Kiwi. J’aimerais l’être beaucoup plus, mais ce n’est pas le cas actuellement et c’est particulièrement frustrant.

YouTube est un milieu qui peut être concurrentiel, comment se distinguer par rapport aux autres chaînes d’humour ?
Sébastien : En effet, beaucoup de monde fait de l’humour sur Youtube. Mais il faut réaliser que chacun a sa patte par rapport aux autres.
Mickael : On fait de l’humour, mais on fait aussi de la fiction, et il n’y a pas tant de gens que ça qui font de la fiction à notre niveau. Sur YouTube, on trouve principalement de la musique, des chats et du face cam.
Boris : Quand les gens vont sur YouTube, ils s’abonnent à une chaîne grâce à un concept qui leur plaît, parce que la vidéo qui sortira après sera plus ou moins pareille que celle qu’ils viennent de voir. Ce qui est compliqué pour nous, c’est que nos vidéos sont à chaque fois différentes : les gens ne savent pas s’ils vont aimer la prochaine fois.
Mickael : Notre but au départ était de faire ce qu’on aimait, ce qu’on voulait et se lancer là dedans. Si au début tu vois que quelqu’un fait un peu le même genre de vidéo que toi et que c’est la raison pour laquelle tu n’essayes pas, c’est juste dommage. On s’est lancés en se disant qu’on pouvait potentiellement apporter quelque chose de nouveau.

Est-ce que vous pensez être inspirés ou influencés par les chaînes dont vous parliez précédemment (Suricate, Studio Bagel…) ?
Sébastien : Je ne sais pas si on peut parler d’inspiration, c’est plutôt une influence. Mais cela s’explique parce que toutes ces personnes là sont également influencées par des comiques dont on aime bien le travail aussi, comme Louis CK. Je pense que nos vidéos sont dans le même style parce qu’on est de la même génération et que l’on a les mêmes références. Pour rire face à une vidéo, il faut déjà pouvoir comprendre la blague. Donc je ne pense pas que nous sommes directement influencés par Suricate par exemple, c’est juste que nous sommes tous influencés par les mêmes.
Pierre : Quand on leur demande quelles sont leurs références en matière d’humour, ils vont vous répondre : Les Nuls, les Inconnus… Et si on demande la même chose aux Inconnus, ils vous diront « Les Monthy Pithon ». Je pense que ça remonte ainsi, comme une sorte de pyramide d’influence de l’humour, et que chacun à son niveau rajoute des nuances à cet humour.

Les vidéos d’Hara Kiwi sont à retrouver sur Facebook , Twitter, Instagram et bien sûr YouTube !


Cécile Pennarun


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