Pas de dérogations pour les pesticides tueurs d’abeilles !

Le gouvernement s’apprête à délivrer des dérogations pour que les multinationales du toxique puissent continuer à vendre des pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles. Si la loi Biodiversité interdit ces pesticides à partir de septembre 2018, elle offre cependant au gouvernement le pouvoir d’accorder des dérogations jusqu’en 2020. Et c’est ce que le gouvernement s’apprête à faire alors que l’on sait combien la situation est alarmante pour les abeilles !
Les preuves attestant de la nocivité des néonicotinoïdes n’ont cessé de s’accumuler ces dernières années. La situation est tellement critique que plus de 200 éminent-es scientifiques ont récemment publié dans la prestigieuse revue Science une tribune appelant à l’interdiction sans délai de ces pesticides impliqués directement dans l’effondrement de la biodiversité terrestre et aquatique. Car chaque année ce sont plus de 300 000 colonies d’abeilles qui sont décimées par ces pesticides utilisés massivement dans l’agriculture conventionnelle. L’année 2018 a été particulièrement sombre : des apiculteurs évoquent des taux de perte dépassant les 80 % dans certains territoires selon Le Monde. Et les abeilles ne sont pas les seules victimes… L’usage de ces pesticides - qui remplissent les poches de multinationales du toxique comme Bayer - a des conséquences dramatiques sur tous les pollinisateurs et toutes les espèces d’insectes. En moins de 30 ans, les populations d’insectes auraient chuté de près de 80 % en Europe, mettant ainsi en danger des centaines d’espèces d’oiseaux, menacées de disparition. Les néonicotinoïdes sont en réalité une véritable arme de destruction massive pour notre biodiversité.
Leur toxicité s’inscrit durablement dans nos écosystèmes.


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