Portets

Mongenan lève le voile sur l’odeur de sainteté

"Virginie Calmels n’est plus en odeur de sainteté chez les Républicains". "Khadafi n’était pas forcément en odeur de sainteté chez Sarkozy"."Ce n’est pas parce qu’elle est en odeur de sainteté dans son village qu’on peut lui donner le Bon Dieu sans confession". Ces expressions courantes nous feraient facilement croire que Dieu, s’il existe, a un nez. Mais qu’est-ce donc que l’odeur de sainteté ? Les chimistes vous répondront qu’elle a probablement une formule chimique qui est C2 H12 O2. Ceux qui l’ont ressentie l’assimilent à une faible odeur d’acétone jointe à celle de l’éther butyrique. Elle serait perceptible aux derniers moments des grands mystiques et serait variable, Sainte Thérèse d’Avila sentit d’abord le lys, puis l’iris, puis la violette et enfin le jasmin. L’odeur de sainteté est-elle une légende, exprime-t-elle la bonne santé d’une âme montant au paradis ? "Les odeurs préparent les mythes" écrivait Gaston Bachelard. Florence Mothe, pour sa part, n’a pas d’opinion, mais invitera tout de même ses auditeurs le dimanche 24 juin à 17 h au château de Mongenan à communier dans l’odeur de sainteté. Alors que la religion chrétienne a été brouillée d’emblée avec les parfums dont l’antiquité faisait un usage immodéré, elle a toujours cru à cette fameuse odeur de sainteté qui rapprochait ses ouailles du paradis. Les grands mystiques étaient, il est vrai, adeptes de l’ascèse qui fait considérablement baisser le taux d’urée dans le sang. D’où, peut-être, le fait qu’il répandent une odeur particulière. Le sang et l’encens ont toujours fait assez bon ménage. On disait jadis que l’oliban ou encens pur était une vapeur de sang. C’était reconnaître la fonction sacrée des aromates car ce ne sont pas les messes qui ont inventé l’encens. En Egypte, on en employait trois cents livres par cérémonie. Les catholiques sont beaucoup plus sobres, mais encore distinguent-ils l’encens de Lourdes, celui de Nazareth, celui de Jérusalem, celui des Trois Mages et l’encens pontifical. Tous n’ont pas le même usage, mais tous proviennent de résines végétales calcinées avec des huiles que l’on fait brûler sur des charbons ardents. Pour s’y retrouver dans cet univers singulier de la parfumerie mystique, une seule adresse : château de Mongenan à Portets, où le sang et l’encens composeront un des trois derniers volets de la série "Par le bout du nez" qui entraîne les visiteurs des roses de Vénus aux mystères d’Eleusis jusqu’au 8 juillet prochain.
Renseignements : Château de Mongenan : 05 56 67 18 11.
Visite à partir de 14 h conférence à 17 h suivie de la dégustation gourmande des vins du domaine.


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