Bordeaux

Emmanuelle AJON et Jacques RESPAUD communiquent

Après le jugement Paris, la justice pourrait elle juger la fermeture du pont de Pierre illégale ?
Nous sommes tous conscients qu’il faut aller vers un « sevrage » automobile en milieu urbain. Réduire les effets négatifs de la circulation des véhicules à essence sur notre environnement est devenue une absolue nécessité. L’écologie urbaine est un enjeu fondamental de notre avenir. Il est à ce titre un des axes forts d’un document de planification urbaine obligatoire qu’est le PLU dans toutes les villes de France. Le choix de fermer le pont de pierre afin de limiter le plus possible l’entrée des voitures en centre de ville a été présentée par le Maire comme relevant de cette nécessité écologique et prise unilatéralement par la seule commune de Bordeaux. Mais la fermeture du pont de pierre est aussi la modification profonde d’un axe historique structurant, trait d’union entre la rive droite et gauche de plusieurs communes de la métropole. Les conséquences en sont donc multi-communales en terme de mobilité poli-modale comme en termes écologiques ou économiques. La déviation de la circulation vers de nouveaux trajets et donc l’accroissement de la circulation sur ces axes, entraînent embouteillage, saturation des transports en commun, modification négative de la qualité de l’air sur ces trajets, enclavement des territoires et leurs conséquences sur les acteurs socio-économiques ( commerçants, salariés, etc ...)
Les effets de cet acte fort, imposé avec rudesse, n’ont jamais été analysés , ni accompagnés préalablement par des études d’impact environnemental , par de la concertation. Ces études, cette concertation, sont pourtant le moyen de s’assurer que l’intérêt général d’une telle décision sur un écosystème est bien réel et, le cas échéant, de prévoir des mesures d’accompagnements pour ceux en subissant des impacts négatifs importants : par exemple, dans ce cas, les commerçants, artisans et autres actifs salariés ou indépendants de l’avenue Thiers.
Mais toutes ces questions ne se poseraient pas si le maire de Bordeaux avait tout simplement respecté les règles qui sont édictées par la loi et le plan local d’urbanisme et n’avait fait fi de toute coopération avec tous les acteurs concernés.
Au vu de la décision du tribunal administratif qui juge illégale la méthode de prise de décision de la fermeture des voies sur berges de Paris, comment ne pas penser qu’il n’en est pas de même pour celle de la fermeture du pont de pierre. Nous espérons donc que le maire de Bordeaux va profiter de cette très longue période expérimentale pour commander de véritables études d’impact, des mesures réelles de coopération et d’accompagnement conforme aux textes en vigueur et sortir du déni et surtout du dédain avec lequel sont traités les acteurs en souffrance de l’avenue Thiers.
Sans ce changement drastique devrons-nous demander aux tribunaux le respect des méthodes légales ?


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